La face cachée du coton conventionnel
La culture du coton conventionnel est l’une des cultures les plus polluantes au monde et implique souvent une surexploitation de la main d’œuvre, des maladies graves liées à l’usage intensif de produits chimiques et un surendettement des petits cultivateurs :

▪ La culture du coton représente 2,4% de la surface agricole mondiale, mais consomme 24% des pesticides vendus dans le monde (Source : OMS).

▪ De nombreux pesticides utilisés sur le coton sont classés parmi les substances dangereuses et sont même prohibées par l’Organisation Mondiale de la Santé. Selon l’OMS, chaque année, 1 million de personnes sont intoxiquées et 22 000 personnes meurent à cause de cette culture.

▪ L’irrigation artificielle du coton conventionnel utilise plus de 2/3 des ressources mondiales d’eau potable. Environ 5 263 litres d’eau sont nécessaires pour produire 1 kg de coton. (Source : CNRS)

▪ L’utilisation des pesticides et engrais correspond à 40% des coûts de production du coton conventionnel (Source : Conseil Consultatif International sur le Coton)

▪ Autour de la Mer d’Aral (Asie centrale), la culture du coton a perturbé de manière pratiquement irréversible les écosystèmes de régions immenses. La Mer d’Aral a diminué de moitié, son eau est trop polluée et trop salée pour accueillir une vie aquatique et les terres environnantes ne sont plus cultivables. (Source : UNESCO)
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